Prompts d'images IA : le guide complet pour écrire
Soyez précis ne suffit pas. Le vocabulaire qui change vraiment l'image : lumière, objectif, cadrage. Et la vraie question : faut-il prompter en français ?
Écrivez votre prompt comme une note d'intention, pas comme un vœu. Gardez un ordre fixe : sujet, cadrage, lumière, médium, ambiance, contraintes. Et employez les mots que les photographes et les illustrateurs utilisent déjà. « Heure dorée » vous mènera plus loin que « jolie lumière », parce que le modèle a vu un million d'images légendées golden hour et pas une seule légendée « jolie ». Ensuite, ne changez qu'une chose à la fois.
La plupart des conseils sur les prompts sont écrits pour vous vendre un générateur. D'où le fameux « soyez précis », qui est vrai et à peu près inutile. Quand l'image à l'écran ne ressemble pas à celle que vous aviez en tête, le problème vient rarement d'un manque de détails. Vous avez donné les mauvais, dans les mauvais mots, dans un ordre que le modèle n'a pas pu suivre.
Voilà la bonne nouvelle. Ce vocabulaire existe déjà, vous n'avez rien à inventer. Photographes et peintres ont passé près de deux siècles à le construire, et tous les modèles d'images ont été entraînés sur des légendes rédigées dans cette langue. Vous n'apprenez donc pas vraiment un outil. Vous apprenez la langue dans laquelle on a instruit l'outil, et c'est précisément pour ça que ce guide vaudra encore quelque chose quand la génération actuelle de modèles aura pris sa retraite.
La question revient tout le temps, et la réponse honnête n'est pas tranchée. Les modèles d'images ont été entraînés en grande majorité sur des légendes en anglais. Résultat : les termes techniques anglais comme golden hour, bokeh ou chiaroscuro sont souvent mieux compris, et surtout mieux rendus, que leurs équivalents français. Les modèles récents se débrouillent très bien en français pour la description générale. Mais sur le vocabulaire technique précis, l'anglais reste plus fiable. C'est pour cette raison que chaque tableau ci-dessous vous donne le terme français et le terme à taper.
La formule en six blocs
Écrivez toujours dans le même ordre. Les modèles ne l'exigent pas. Vous, si : un ordre constant rend votre prompt débogable, parce que quand le résultat déraille, vous savez quel bloc toucher. Sautez les blocs qui vous indiffèrent. Un bloc vide signifie simplement que le modèle choisit à votre place, ce qui convient parfaitement jusqu'au jour où ça ne convient plus.
Le sujet
Un groupe nominal clair. « Un pêcheur buriné réparant un filet », pas « une belle scène de vie de pêcheurs ». Évitez les noms abstraits comme sujet. Un modèle n'a aucune image fiable de la justice, de la liberté ou de la nostalgie, et vous renverra un cliché de banque d'images à la place.
Cadrage et caméra
Où se tient le spectateur ? « Contre-plongée, plan large, sujet décentré à gauche. » Presque tout le monde saute ce bloc, et c'est celui qui sépare une image composée d'une image générée. Le cadrage est une décision. Si vous ne la prenez pas, vous obtiendrez un plan moyen centré à chaque fois.
La lumière
Le meilleur rapport effet-mot de tout le prompt. « Contre-jour d'heure dorée, ombres allongées » transformera votre image bien plus que trois adjectifs supplémentaires sur le sujet. La lumière porte l'ambiance, l'heure et le réalisme d'un seul coup.
Médium et style
Photographie ? Peinture à l'huile ? Rendu 3D isométrique ? Sérigraphie riso ? Nommez-en un, sinon le modèle se rabat sur ce qu'il a le plus vu pour votre sujet, généralement un art numérique oubliable. Nommer le médium, c'est reprendre cette décision.
Couleur et ambiance
« Palette terreuse désaturée, ciel couvert, mélancolique » donne une image radicalement différente de « néons très contrastés, énergique », tous les autres blocs restant identiques. Quatre mots dans les deux cas. Corriger la couleur après coup prend nettement plus de temps.
Les contraintes
Format, texte à afficher, éléments à exclure, comportement des images de référence. Placez-les en dernier pour qu'elles se lisent comme des instructions et non comme de la description. C'est aussi là que vivent les prompts négatifs, si votre générateur en propose.
La formule, assemblée
Un pêcheur réparant un filet.
Un pêcheur buriné réparant un filet, contre-plongée, plan large, sujet décentré à gauche, mur du port occupant l'arrière-plan.
Un pêcheur buriné réparant un filet, contre-plongée, plan large, sujet décentré à gauche, mur du port occupant l'arrière-plan, contre-jour d'heure dorée, ombres allongées sur la pierre mouillée.
Un pêcheur buriné réparant un filet, contre-plongée, plan large, sujet décentré à gauche, mur du port occupant l'arrière-plan, contre-jour d'heure dorée, ombres allongées sur la pierre mouillée, photographie documentaire 35 mm, faible profondeur de champ, palette délavée par le sel, calme et sans hâte, format 3:2.
Chaque ligne reprend une décision de plus au modèle. Notez que le prompt final fait une quarantaine de mots. Dense, pas long. La longueur n'est pas le but, et un prompt serré de trente mots battra généralement un prompt bavard de cent mots, parce qu'au-delà d'un certain point les mots supplémentaires ne font que diluer le signal.
Le vocabulaire qui fait le travail
Voilà la partie à mettre en favori. Ces termes pèsent plus lourd que leur longueur ne le laisse croire, parce que les légendes d'images des données d'entraînement les emploient sans arrêt. Ils viennent de disciplines plus anciennes que la photographie elle-même. C'est toute la raison pour laquelle ils survivront à chaque modèle actuellement sur le marché.
La lumière
| Terme (et ce qu'on tape) | Ce que ça fait | À utiliser quand |
|---|---|---|
Heure doréegolden hour |
Soleil bas, chaud, directionnel, avec des ombres allongées | Vous voulez de la chaleur et une crédibilité photographique immédiate |
Heure bleueblue hour |
Crépuscule froid, sans soleil direct | Paysages urbains, mélancolie, calme |
Lumière de contourrim lighting |
Un liseré lumineux qui détache le sujet du fond | Votre sujet se perd dans une scène chargée |
Clair-obscurchiaroscuro |
Contraste extrême entre ombre et lumière, à la Renaissance | Dramatisation, portrait, rendu pictural |
Éclairage RembrandtRembrandt lighting |
Un petit triangle de lumière sur la joue dans l'ombre | Des portraits qui doivent paraître délibérément éclairés |
Lumière volumétriquevolumetric lighting |
Rais de lumière visibles dans la poussière, la brume ou le feuillage | Atmosphère, forêts, intérieurs |
Lumière diffusesoftbox, diffused light |
Lumière homogène, ombres douces | Packshots et rendus commerciaux propres |
Ciel couvertovercast |
Plat, sans ombre, neutre | Vous voulez lire le sujet simplement, sans théâtre |
Source dans le champpractical light |
Lampes, néons, bougies, écrans visibles à l'image | Intérieurs de nuit, film noir, scènes chaleureuses |
Caméra et objectif
| Terme (et ce qu'on tape) | Ce que ça fait | À utiliser quand |
|---|---|---|
Faible profondeur de champshallow depth of field |
Sujet net, arrière-plan dissous | Portraits, produits, isoler un sujet |
Bokehbokeh |
Le caractère du flou d'arrière-plan, ces cercles de lumière | Scènes nocturnes, guirlandes, flou romantique |
Grand angle, 24 mmwide angle, 24mm |
Vue ample, profondeur exagérée, un peu de distorsion sur les bords | Intérieurs, paysages, sensation d'espace |
35 mm35mm |
Proche de la vision humaine. Le réglage documentaire par défaut | Reportage, photo de rue, réalisme non posé |
85 mm, téléobjectif85mm, telephoto |
Compresse les distances, flatte les visages, rapproche le fond | Portraits |
Macromacro |
Très gros plan où la matière prend le dessus | Insectes, nourriture, matières, peau, tissu |
Contre-plongéelow angle |
Caméra sous le sujet. Le sujet paraît puissant | Héroïsme, architecture, monumentalité |
Plongéehigh angle |
Caméra au-dessus. Le sujet paraît petit | Vulnérabilité, vue d'ensemble, échelle |
Plan inclinédutch angle |
Horizon basculé | Malaise, tension, désorientation |
Vue zénithalebird's eye, top-down |
À la verticale, directement au-dessus | Mises à plat, cartes, motifs, cuisine |
La composition
| Terme (et ce qu'on tape) | Ce que ça fait | À utiliser quand |
|---|---|---|
Règle des tiersrule of thirds |
Sujet décentré sur une ligne de tiers | À peu près tout ce qui paraît trop centré |
Espace négatifnegative space |
Une grande zone vide autour du sujet | Il vous faut de la place pour un titre. Ou du minimalisme |
Lignes directricesleading lines |
Des lignes qui conduisent l'œil vers le sujet | Routes, couloirs, architecture |
Symétriesymmetry |
Composition en miroir, sujet centré | Formalité, immobilité, esprit Wes Anderson |
Cadre dans le cadreframing |
Des éléments au premier plan qui enserrent le sujet | Profondeur et focalisation |
Plan large, moyen, rapprochéwide, medium, close-up |
La part du cadre qu'occupe le sujet | Toujours. C'est le contrôle le moins cher dont vous disposez |
Médium et style
| Terme (et ce qu'on tape) | Ce que vous obtenez |
|---|---|
Peinture à l'huile, empâtementoil painting, impasto | Matière épaisse, texturée, avec le grain de la toile |
Aquarellewatercolour, wet-on-wet | Bords qui bavent, texture du papier, léger et aéré |
Gouachegouache | Couleur mate, opaque, à plat. Illustration mid-century |
Dessin à l'encreline art, ink drawing | Contour seul, hachures pour l'ombre |
3D isométriqueisometric 3D | Pas de fuite perspective. Ce look de carte de jeu |
Cel-shadingcel-shaded | Ombres en aplats à bords nets. Anime et cartoon |
Flat designflat design | Formes pleines, sans dégradé ni profondeur |
Pixel artpixel art | Grille de pixels visible, palette limitée |
Risographierisograph | Tons directs décalés, surimpression granuleuse |
Pâte à modelerclaymation, stop-motion | Traces de doigts et imperfection artisanale |
Affiche art décoart deco poster | Géométrique, symétrique, accents métalliques. Cet esprit affiche de voyage des années 1920 |
Planche botaniquebotanical plate | Illustration scientifique au trait fin sur papier vieilli |
Une mise en garde sur le style. Nommer un artiste vivant est interdit sur plusieurs plateformes majeures, et la pratique est contestée éthiquement à peu près partout ailleurs. Nommez plutôt le mouvement, le médium ou l'époque : affiche art déco, Kodachrome des années 1970, géométrie Bauhaus. Vous y gagnerez de toute façon en contrôle. Un mouvement est un ensemble de règles visuelles. Un artiste est une cible mouvante.
Pourquoi le modèle ignore la moitié de votre prompt
C'est la plainte la plus répandue et celle à laquelle personne ne répond franchement, surtout parce que la réponse franche est « le modèle a des limites » et que la plupart des guides cherchent à vous vendre le modèle.
Un modèle d'images ne lit pas votre prompt comme vous l'avez écrit. Il convertit vos mots en une représentation mathématique, et cette représentation a un plafond. Demandez douze choses précises : certaines seront encodées fortement, d'autres à peine, d'autres pas du tout. Le modèle produit ensuite l'image la plus probable compatible avec ce qui a survécu. Il ne vous ignore pas. Il n'a jamais reçu l'instruction à plein volume.
Trois conséquences en découlent.
- Placez l'essentiel en tête. Les premiers mots survivent avec plus de poids. Si le manteau rouge n'est pas négociable, ne l'enterrez pas derrière quatre propositions sur la météo.
- Le comptage n'est pas fiable. « Exactement cinq oiseaux » est une demande que l'architecture est mal équipée pour honorer. Les modèles progressent et ça reste l'échec le plus fréquent. Si le nombre compte, générez puis retouchez. Ne priez pas.
- La négation est faible. Celle-là est agaçante. « Sans chapeau » produit souvent un chapeau, parce que le concept a dû être encodé avant d'être exclu. Décrivez plutôt la présence voulue : « tête nue, cheveux au vent ». Si votre outil dispose d'un vrai champ de prompt négatif, utilisez ce champ plutôt que d'écrire la négation dans le prompt principal.
Les modèles ne voient pas les lettres comme des lettres. Ils voient le texte comme une texture, un motif qui ressemble à de l'écriture, et c'est pour ça que les images IA ont produit pendant des années un charabia très convaincant sur les devantures et les tranches de livres. Les modèles récents s'en sortent bien mieux, mais la mécanique décide toujours de ce qui marche. Faites court : un mot ou deux survivent là où une phrase se désagrège. Mettez la chaîne exacte entre guillemets pour qu'elle soit traitée littéralement. Décrivez le style de police en termes généraux plutôt que de nommer un caractère. Et si le lettrage doit être exact, générez l'image sans texte et composez la typo vous-même.
Itérez en scientifique, pas en joueur
Quand une image ressort presque juste, l'instinct est de réécrire tout le prompt. Résistez. Vous jetterez tout ce qui fonctionnait sans savoir ce que vous avez perdu.
Changez une variable. Régénérez. Comparez. La lumière, d'heure dorée à ciel couvert. L'objectif, de 35 mm à 85 mm. Le médium, de photographie à gouache. Deux ou trois changements à variable unique vous rapprocheront plus qu'une réécriture complète, et il y a un bénéfice à plus long terme : vous apprenez réellement ce que fait chaque terme dans le modèle que vous utilisez. Ce savoir s'accumule. La roulette ne vous laisse rien.
Deux mécaniques méritent d'être comprises ici, parce qu'à elles deux elles expliquent l'essentiel de la confusion du « pourquoi c'est différent à chaque fois ».
- Les seeds. Le même prompt vous donne des images différentes parce que la génération part d'un bruit aléatoire. Fixez la seed et le même prompt renvoie la même image, ce qui est ce qui rend le test à variable unique possible. Variez la seed pour explorer, fixez-la pour comparer.
- L'inpainting bat la régénération. Si la composition est bonne et qu'un seul élément cloche, masquez cet élément et ne régénérez que lui. Relancer toute l'image pour corriger une main, c'est comme ça qu'on perd un après-midi.
Garder un personnage cohérent
Le texte seul ne maintiendra pas un visage stable d'une image à l'autre. C'est impossible. Vous décrivez un point dans un espace immense et vous demandez d'y retomber deux fois par coïncidence. Tous les workflows sérieux règlent ça avec des images plutôt qu'avec des mots : une image de référence, une fonction de référence de personnage, ou un petit modèle entraîné sur ce visage. Si votre outil propose un emplacement d'image de référence, cet emplacement fait un travail qu'aucun adjectif ne peut faire.
Le texte aide encore sur un point. Verrouillez les détails invariants dans un bloc que vous collez à chaque fois : même âge, même carrure, même cicatrice, même veste, mêmes cheveux, et ne changez que la scène autour. Ce ne sera pas de la vraie cohérence. Ça réduit la dérive.
L'essentiel
Le prompting n'est pas une astuce, et il n'existe pas de mots magiques, quoi qu'en dise toute une industrie de places de marché à prompts. C'est une note d'intention écrite dans le vocabulaire de la photographie et de l'illustration, dans un ordre fixe, affinée une variable à la fois. Les modèles continueront de changer, et tous ceux cités dans cet article finiront par prendre leur retraite. Le mot clair-obscur a déjà survécu à quelques siècles de technologie. Il s'en remettra.
Questions fréquentes
Quelle longueur pour un prompt d'image IA ?
Assez long pour remplir les blocs qui vous importent, pas davantage, donc environ 20 à 50 mots dans la plupart des cas. La densité compte plus que la longueur. Un prompt serré de 30 mots où chaque mot travaille battra un prompt de 100 mots qui se répète, parce que les mots superflus diluent le signal au lieu de l'enrichir.
Faut-il écrire ses prompts en anglais ou en français ?
Les modèles récents comprennent très bien le français, mais ils ont été entraînés en grande majorité sur des légendes anglaises. Pour le vocabulaire technique précis, comme golden hour, bokeh ou chiaroscuro, l'anglais reste plus fidèlement rendu. L'approche pragmatique : décrivez la scène dans la langue que vous voulez, mais gardez les termes techniques en anglais.
Les prompts négatifs fonctionnent-ils ?
Ils fonctionnent dans les outils qui vous donnent un champ négatif dédié, comme Stable Diffusion et ses descendants. Écrire la négation dans le prompt principal (« sans chapeau ») marche mal, parce que le modèle doit encoder le concept avant de pouvoir l'exclure. Décrire ce que vous voulez est presque toujours plus efficace que lister ce que vous ne voulez pas.
Pourquoi le même prompt donne-t-il une image différente à chaque fois ?
La génération part d'un bruit aléatoire, et c'est une seed qui décide de ce bruit de départ. Seed différente, image différente, même avec un prompt identique. Fixez la seed et vous retrouverez la même image, ce qui est exactement ce qu'il vous faut quand vous testez un changement à la fois.
Pourquoi le modèle se trompe-t-il sur le nombre d'objets ?
Le comptage est une faiblesse connue de l'architecture. Les quantités précises ne sont pas encodées de façon fiable. Les modèles progressent, mais si un nombre exact compte, générez ce que vous pouvez et corrigez le reste par retouche ou inpainting plutôt qu'en reformulant.
Comment obtenir du texte lisible dans une image ?
Très court, chaîne exacte entre guillemets, style de police décrit en général plutôt que nommé. Les modèles traitent le texte comme une texture et non comme des caractères, donc les chaînes courtes survivent et les phrases se dégradent. Si le lettrage doit être exact, comme un logo ou un titre, générez l'image sans texte et composez la typographie vous-même.
Puis-je demander le style d'un artiste précis ?
Plusieurs générateurs majeurs refusent les artistes vivants nommément, et la pratique est contestée éthiquement quoi qu'autorise votre outil. Nommez plutôt un mouvement, un médium ou une époque. Vous y gagnerez en contrôle, un mouvement étant un ensemble de règles visuelles là où un artiste est une œuvre qui ne cesse d'évoluer.
Suis-je propriétaire des images que je génère ?
Cela dépend entièrement des conditions de la plateforme et de votre juridiction, et cela évolue. Certains fournisseurs accordent tous les droits commerciaux sur les sorties. D'autres restreignent selon l'offre ou la catégorie de modèle. Plusieurs offices de propriété intellectuelle s'interrogent par ailleurs sur la protégeabilité d'une œuvre purement générée par IA. Lisez les conditions de votre offre avant tout usage commercial.
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